Un chemin, il faut du temps pour le parcourir!
dans un sens et parfois à rebours aussi

Ne t'en fais pas!

Nous arriverons bien quelque part

C'est plus souvent le chemin l'important, que le but lui-même...

le chemin que je fais avec Djam puisqu'il m'aide dans mes reflexions et dans ce que je présente ou ne présente pas
c'est un chemin intérieur
peut-être est-ce plus simple pour moi que de prendre ce chemin intérieur plutôt que d'exposer les douleurs de ma et nos vies et les injustices ressenties, vécues dans la chair
prendre du recul et sans en avoir l'air être dans la métaphore, la distanciation,  pour comprendre et aller au-delà sans doute

être muré dans la prison du silence par la faute d'autrui
être mélé à de sombres affaires sans l'avoir cherché
être le dépositaire de secrets multiples
être "puni" à la place d'autrui, autrui parfois très proche
être persécuté pour son attitude, ses idées, sa foi
payer le tribu d'autres générations, payer des tribus dont on ignore tout
se retrouver soldat alors qu'on est pacifiste
être pris pour un autre
être attaqué, violenté, laissé sans soin
être poussé dehors par ses frères
mourir de n'être pas soi
mourir pour la vie d'un autre qu'on ne connaît même pas
pas au cours d'une guerre ouverte, mais occulte, fratricide
(une guerre est toujours fratricide)

je ne pense pas être la seule à vivre cela ou avoir été la seule

pour le matérialiser, pour le "visualiser", j'ai choisi ce chemin
ce chemin mène à la montagne comme souvent mes chemins
et à  l'océan évoqué plus brièvement

cela mène aux groupe, aux groupements, à l'unité déchirée
à la recherche d'unité
à la trahison et à la loyauté
à la plongée dans des souvenirs, certains souvenirs
à l'acceptation, au renoncement, à l'abnégation

parce qu'il n'y a pas véritablement d'autre chemin possible
l'amour c'est ça
et l'amour transcende le plus obscur des cachots!
et la plus cachée des existances


mais ce "roman" car c'en est un, est à mon image, aventure et enquêtes
pas un pamphlet, pas une démonstration, pas un témoignage

avec ses clins d'oeil, ses bévues, ses gags (si on veut)

un microcosme du macrocosme

une sorte de thérapie au second degré, à moins que ce ne soit au troisième
à la limite du fantasme, du fantastique ou de la SF, mais ancré dans le quotidien, notre quotidien actuel
une "mise en scène", un "représentation" actualisée (toujours en dessous de la "vérité" parce que raconter des scènes réelles telles qu'elles se seraient passées est au-delà de mes/nos possibilités, et au-delà des possibilités de lecture du lecteur, à quoi bon le faire gerber, et à quoi bon lui faire décréter: c'est exagéré, c'est morbide, j'ai pas envie de lire ce truc!)
il faut mieux souvent intriguer ou faire rire, ou faire bondir (où va-t-elle chercher ça? -dans l'infra réalité, sois-en persuadé) et simplifier pour ne pas embrouiller (qu'est-ce que la réalité doit être embrouillée alors! -elle l'est TOUJOURS, infiniment plus que la fiction).


Ce texte est tout public et lisible à tous niveaux que l'on me/nous connaisse ou pas
il est fait pour le net, comme tous les textes que je fais en général
donc tributaire du net et de ses techniques et formes
et divisé en petites unités pouvant chacune faire un "tout"
si quelqu'un arrive par hasard sur l'un des épisodes et ne veut pas lire un autre, c'est concevable et exploitable comme tel
cependant pour avoir la "solution" si jamais solution il y a, il faut lire l'ensemble
évident mon cher Watson!

allez, assez parlé
si tu veux prendre la route, bonne route
si tu veux parler en route parle et si tu veux retenir ton souffle...
retiens, la nuit...

courage (à tous), nous vaincrons!